13 février 2015
Pour vous retenir
J’ai sucé tant d’hosties, ami
Que je ne crois plus aux miracles
L’amour, pour la beauté du geste
Quand faut-il lâcher du lest
Et vider les water-ballasts
Jamais vraiment je ne renâcle
Évitez la route de l’espace
La poudre plombée d’escampette
Entre vos visites au parloir
Pour me comprendre
Il ne faut qu’avoir perdu
S’être fait mordre
Être à jamais vaincue
La plus belle femme du monde
Ne peut donner que ce qu’elle a
Je ne suis pas belle, croyez moi
Mais à vous, à chaque seconde
Je n’ai jamais peur
De montrer ce que je suis
Je me bats pour ne pas boire
Je lutte pour ne pas croire
À une simple et courte histoire
J’écarterai vos barres parallèles
Votre réconfort silencieux
Me donnera des ailes
Quand votre sexe sera dans ma bouche
Serez-vous heureux ?
Quand vous serez entré dans mon ventre
Et que votre regard cherchera le mien
Je tiendrai serrées
Toutes les splendeurs de votre cœur.
Tenez-moi, François.
LG
20 février 2015
Ma chère amie,
Moi qui d’ordinaire
Bois vos paroles
Comme le vin de messe (clin d’œil)
Cette fois-ci sans être chrétien
Vos mots m’étouffent
Et m’étranglent
L’hostie passe mal
Par le trou de la prière
Je crois que je l’ai avalée
Et elle est restée coincée
Certes, je sens que dans la grotte
Le petit Jésus ressuscite
Cependant l’angoisse m’habite
La gorge est si profonde
Et la coquine si avide
Gourmande comme une chouette
Je crains qu’en vol
Le petit oiseau ne s’égare
Dare-dare
Et que la bébête en chemin y perde
Ma foi tout son bazar (sourire)
Vous êtes fort gloutonne
Mais je le reconnais, polissonne,
Vous n’êtes point fesse-mathieu
Et si vous lorgnez, goulue,
Mes bijoux de famille
Vous n’hésitez pas à partager
Votre bonbon
Mais gare aux grandes marées
Le ressui risquerait fort
D’être submergé
Ce n’est pas que je rechigne
Devant votre nénuphar
Mais de votre sanctuaire
L’allée je ne voudrais souiller
Dans le fruit défendu
Je ne pourrais croquer
Même si je suppose
Que bien d’autres avant moi
Ont emprunté la voie sacrée
Du temple tant convoité
Tant pis si vous me trouvez
Bien collet monté
Mais pour moi, telle une statue
Sur un piédestal
Même de loin je n’oserais
Regarder de vous
Ni le mont de Vénus
Ni le col de Diane
Je préfère à la chair
M’abîmer dans l’eau bénite
De vos yeux verts menthe à l’ô
Sans doute vous moquerez-vous
En voyant qu’au portillon
Il n’y a plus personne
Et direz que je joue le chaud
Ou peut-être penserez-vous
Que je suis de la jaquette
Peu me chaut
Je m’en bats les castagnettes
Je crois tout simplement
Que trop haut dans l’idéal
Mon cœur vous place
Lolo…
En deux mots,
Vous m’avez coupé
La chique
Bubu Castagnette
(Ô mon Dieu ! Pardonne-moi…)
PS1: Vous pouvez supprimer, Laurence Gaillard, mais enfin, il faut avouer que vous m’avez bien asticoté, la semaine dernière…
LD