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Charme oriental

31 octobre 2014

Aaahhhh chère Laurence,

Me revoilà !!! Eh oui !! C'est moi !!! Tout frais !! Tout beau ! Tout neuf quoi ! Vous avez vu ? Je me suis rasé de tout tout près et je sens tout bon... Quoi ? Vous préférez les barbes naissantes ? Le genre faussement négligé ? Ah oui, je vois.... Enfin, là n'est pas le sujet... Parlons plutôt de vous... Alors, dites-moi, ma chère, avez-vous été sage, en mon absence ? Alors ? Oui ? Vous dites oui ? Vous êtes sûre ? Je vois votre nez qui s'allonge... Regardez-moi, dans les yeux, ne détournez pas le regard comme une petite fille qui aurait fait une bêtise... Alors ? Oui ? Il est petit ce oui, je le trouve bien tremblotant, bien timide, bien hésitant... Et permettez-moi de vous dire que je nourris quelques doutes quant à votre sincérité... Parce que, voyez-vous, ma chère, j'ai eu vent, oui, encore, d'une histoire pas très nette, pas très catholique, une histoire louche, de langue et de bounty, une histoire dans laquelle vous vous trouveriez encore une fois impliquée avec, je vous le donne en mille, oui, avec monsieur B, que dis-je ? avec Benjamin en personne... oui, oui, une histoire qui commence avec un bounty et qui se termine en extatique extase... Aaahhhh Laurence ! Vous êtes terriiiible !! Incorrigiiiiible ! Et moi, avec toutes vos histoires, figurez-vous que la nuit dernière j'ai fait un rêve ou un cauchemar, oui, tout dépend comment on envisage les choses, enfin, je me suis retrouvé en barre de bounty, pas désagréable comme sensation, mais le soleil tapait fort et mon chocolat commençait à fondre, je me suis réveillé en sursaut en criant : « Ma noix de coco !!! »... Oui, de toutes les couleurs, vous m'en ferez voir... Mais vous le savez, je vous passe tous vos caprices, car, au fond, au fond, j'aime votre légèreté... Vous êtes un papillon, Laurence Gaillard, la métaphore vous fait sourire, hein, je le devine... Eh bien ! Souriez ! Souriez ! Vous êtes filmée ! Bon, enfin, trêve de plaisanteries... Sage ou pas, je vous ai rapporté, comme promis, une image... une image pour une chouette, une chouette papillon...

Bon week-end Laurence Gaillard,

François B.

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Charme oriental

                                                                          31 octobre 2014

Mon François,


(C'est étrange lorsque j'écris MON François, je me sens dans la peau de Valérie T, mais sans rancune pour ces délicieux moments)

La meilleure défense n'est-t-elle pas l'attaque ? Je suis une femme et vous soupçonne de ne pas être indifférent à la beauté orientale.
Oui vous avez raison, parfois j'aime les barbes naissantes, les barbes à papa, poivre et sel, chenue, mais de loin François B, de loin, j'ai l'épiderme fragile (sourire)

Si vous doutez de me sincérité, je doute tout autant de la vôtre. Les femmes turques portent en elles, un charme envoutant, un mystère, qui mêle tristesse et colère, j'ignore s'il existe un terme qui unit ces deux sentiments.

Vous m'avez manqué François B, j'ai été sage, plus que je ne l'aurais imaginé. J'ai gardé la chambre, la toile au verrou, la connaissez-vous ?
Vous m'avez manqué, m'en rendre compte m'a rendue folle, moi si indépendante, mais je dois vous l'avouer, oui méchant homme, vous m'avez manqué !

En ce qui concerne votre rêve, j'aurais pu réparer les dégâts, en léchant le chocolat...

Dans votre vie François, je veux bien être un papillon, même éphémère...

Celle qui ne fait pas le poids, face à l'exotisme, même littéraire...
LG

 

Charme oriental
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                                                                             7 novembre 2014

Ma chère Laurence,

Vous êtes une femme, oui, et je suis un homme, certes. Mais, voyez-vous, chère amie, je ne suis de ceux, qui, d'un regard concupiscent, suivent les femmes dans la rue, et je n'ai, croyez-moi, même dans ma plus folle jeunesse, jamais regardé sous les jupes des filles.

 

Non, bien sûr, je ne suis pas indifférent à la beauté orientale et je ne nie pas qu'il m'arrive parfois de me retourner sur le passage d'une belle inconnue... Mais n'en prenez surtout pas ombrage, car je pourrais regarder de la même manière un beau garçon... Rassurez-vous, non, je ne suis pas gay, comme vous avez pu naguère le penser, ma chère, non, mais voyez-vous, je suis sensible à la beauté, à la beauté en général, et je peux porter sur un corps, une silhouette, un geste, un sourire, une fossette, l'ovale d'un visage, la finesse d'une cheville, le même regard que celui que je porte sur une toile ou une sculpture, un regard d'admiration, de fascination, un regard extatique mais nullement lubrique... mon côté féminin, peut-être...

 

En outre, je vous avouerais que ce n'est pas tant les femmes que j'ai admirées lors de mon bref séjour à l'étranger que la finesse de l'art islamique.. Faïences et mosaïques me passionnent.. me fascinent... Dans les mosaïques je vois comme une métaphore de la vie... De petits morceaux que l'on tente d'ajuster, des tesselles que l'on colle les unes aux autres comme des fragments de notre existence... Un véritable art, hein ? n'est-ce pas ? que de parvenir à faire coexister tout un tas de petits bouts disparates... A la fin, l'ouvrage et le dessin sont plus ou moins réussis, certaines parties sont harmonieuses, d'autres plus chaotiques, et par endroits il peut même parfois arriver que certaines tesselles, avec le temps, tombent et se perdent, car avec le temps avec le temps... Fragilité, fugacité de la vie, me direz-vous... Aaaahhh vanité... Tout n'est ici bas que vanité !

 

Vous devez me trouver bien étrange aujourd'hui, un brin pessimiste, un poil morose.... Non, ne vous inquiétez pas, c'est juste que mon œil, comment dites-vous déjà ? chafouin ? c'est juste que mon œil chafouin et mon sourire taquin dissimulent un regard plus profond, un regard plus mélancolique... la part obscure de ma personnalité, peut-être... mais qui n'est pas posture... car, à mon grand regret, du beau ténébreux je n'ai point l'allure...

 

Alors oui, dans ce monde où tout est si fugitif, si inconstant, inconsistant, ne cessez de papillonner... De vos écailles mosaïques, continuez à chatoyer, de vos soies délicates, continuez à me chatouiller... Puissiez-vous seulement ne pas vous lasser de caresser l'air de ma sphère céleste de vos ailes iridescentes... iridescentes ? ne serait-ce pas l'un de vos fétiches ? Les sonorités y ressemblent... pardonnez-moi, si c'est le cas, de vous l'avoir emprunté...

 

J'ignorais que les papillons aimassent le chocolat... J'eusse cru qu'ils préférassent les pistils aux essences plus subtiles... Vous êtes une gourmande, Laurence Gaillard, et la gourmandise est un bien bel atout, je trouve...

 

Votre François

Charme oriental

                                                                          8 novembre 2014

Mon François

Imaginez-moi, moi Pénélope brodant sans fin, sur votre hypothétique retour, pendant que vous cher Ulysse cathodique, vous admiriez, la beauté orientale, couplée à celles des mosaïques, ce qui n’est pas antinomique.
En résumé, vous m’avez manqué.
Oui je crois sans être certaine absolument, que je suis une femme, incluant had hoc, le beau sexe avec sa supposée faiblesse.
Vous, êtes un homme, fort, à l’intellect éblouissant, ainsi qu’au profil aristocratique. J’utilise le mot profil, car j’ai remarqué qu’à présent, pour parler d’une personne sans citer son nom, le terme profil est fréquemment usité, François B…

Tout cela et sans doute plus encore, me laisse à penser, que ce que vous êtes, ne me laisse pas de marbre.
Serions-nous donc deux humains ? Deux adultes consentants (pour ma part) à «s’affectionner» mutuellement ?
Vous aimez la beauté, je l’aime dans la laideur. Vous aimez les corps beaux, j’admire les corbeaux.
D’ailleurs permettez un instant que je vous en parle.
Au Japon les corbeaux dérobent les cintres un peu partout, pour fabriquer leur nid sur des poteaux électriques.
A la mort d’un de leurs congénères, ils se rassemblent et restent un moment là en silence. C’est si poignant, si fort cette image de corbeaux sombres, perchés en silence, comme une famille dans le recueillement. Ils mémorisent ainsi l’endroit dangereux à éviter. Ces corbeaux qu’on appelle de la jungle, il me semble, ont en outre la capacité de reconnaître un individu qui leur a fait du mal. Ils peuvent l’attaquer s'il s’approche du nid, de leur progéniture.
Pour un si petit volatile, l’expression de son intelligence et j’ose le dire de sa sensibilité est tout à fait exceptionnelle.
Si un jour prochain les corbeaux nous survivent, gageons que le corbeau de la jungle tire son cintre du jeu.

Mais revenons à Vous, oserais-je dire, revenons à nous ?
Vous aimez la mosaïque, les tesselles et la pince à rogner ? J’aime les carreaux ciments. Ne pensez-vous pas, que nous sommes faits pour nous entendre, durablement ?
J’aime lorsque vous me parlez de ces petits carrés, ces motifs émotifs, délaissant pour un temps, vos auteures, prolixes, vos auteurs volubiles à heures fixes.

Je ne peux me lasser de votre sphère céleste.
Si pour la plupart, parler de la pluie et du beau temps ne sert qu’à masquer la pauvreté d’une maigre sémantique ou le manque de conversation, pour moi, parler de la pluie et du beau temps est déjà prendre soin de l’autre, lui dire qu’on est là, sans être intrusif, c’est une amorce, un signe de la main, un sourire pour la forme. C’est évoquer les nuages sombres comme les soucis, et des éclaircies méritantes, comme autant d’encouragements.
Parler de l’insignifiance, c’est une fleur du jardin, c’est une lézarde sur la terrasse, c’est un légume qui dore au four, en faire tout un gratin.
Parler de tout et de rien, c’est toujours montrer sa présence discrète, sans demander à l’autre son avis d’imposition, sa quittance de loyer, la marque de sa montre ou celle de sa voiture.

Si, ce dont je doute, mais si un jour nous manquons de sujets, demandez-moi François, comment va la vie ? Comment est mon ciel ? Je vous répondrai alors : qu’en Bretagne le temps est à l’automnal tumulte, que le ciel est chagrin mais qu’il va probablement changer à la prochaine marée.

Vous avez raison François, je suis gourmande, comme une femme qui n’a plus d’urgence.

LG

 

Charme oriental
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L
J'ai cherché en vain du joli papier à lettres, je n'ai rien trouvé, tout était moche, alors je me suis rabattue sur celui-ci... Je n'avais même pas vu le chat à l'envers, d'ailleurs il m'a fallu du temps pour comprendre de quoi vous parliez...
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L
Et c'est pas fini!!!! C'est que le début, d'accord, d'accord... Y en a d'autres qui vont bientôt arriver...
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L
Ce papier à lettre me plait bien, ce chat à l'envers, à la fin. Je vais relire ce charme tout oriental moi aussi, petit à petit....
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